Médication
Depuis la fondation du Centre, en 1986, nous avons toujours opté pour une approche de type psychosocial et holistique qui nous a permis d'aider un grand nombre de famille. Cependant, pour obtenir de si bons résultats, nous demandons spécifiquement que l'enfant cesse de consommer du Ritalin ou tous autres médicaments ayant les mêmes objectifs, soit celui de masquer les souffrances affectives d’une expérience d’échec constant! Est-ce que ces médicaments donnent des résultats spectaculaires? Pour une importante majorité, OUI! Pourquoi? Simplement parce que cette médicamentation atténue l’inquiétude et surtout l’estime très peu reluisant de ces élèves. Ils ont alors plus d’énergie à travailler sur leurs apprentissages car ils ont moins à se préoccuper de leurs mécanismes de protection devant tant d’inconfort, de souffrances. Il en résulte une augmentation de la capacité de concentration. Cependant, est-ce suffisant pour assurer aux enfants la réalisation de leurs apprentissages? Permettez-nous d'en douter. Le processus d'apprentissage implique une appropriation des notions par l'individu dans sa totalité. Le Ritalin ou son équivalent a justement la propriété d'amputer l'enfant d'une partie importante de ces capacités en hypothéquant son potentiel humain. Et cette quasi-solution est préférable à aucune solution diront certains! À part cette camisole chimique, n'y aurait-il pas d'autres solutions à envisager pour le bien-être de nos enfants?
Les enfants n'ont jamais été autant exposés au stress alors qu'ils sont particulièrement sensibles au milieu où ils tentent d'évoluer. Nous les croyons imperméables parce qu'ils ne s'en plaignent pas. La verbalisation de leur souffrance demeure effectivement lettre morte puisqu'ils ne sont pas en mesure de mettre des mots sur leurs malaises. En outre, les enfants refoulent leur souffrance. Leurs troubles d'apprentissage correspondent, en quelque sorte, à nos dépressions, également à la hausse.
Qui d'entre-nous, lorsque préoccupé, peut réellement absorber des connaissances entièrement nouvelles et complexes? Disons qu'ils ne sont pas nécessairement disposés à recevoir cette information "magistralement" exposée devant eux.

